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Festival de films francophones Cinemania 2010

Par Guilhem Caillard et Mathieu Li-Goyette
ARTICLES

QUELLE EST L'ACTION D'UNIFRANCE AU CANADA ?


CAPSULES


L'ARBRE ET LA FORÊT d’Olivier Ducastel & Jacques Martineau (2010)
PARTIR de Catherine Corsini (2009)

CRITIQUES


36 VUES DU PIC ST-LOUP de Jacques Rivette (2009)
COPACABANA de Marc Fitoussi (2010)
HAPPY FEW d'Antony Cordier (2010)
TOUT CE QUI BRILLE de Géraldine Nakache et Hervé Mimran (2010)
UN HOMME QUI CRIE de Mahamat-Saleh Haroun (2010)
UNE EXÉCUTION ORDINAIRE de Marc Dugain (2010)

ENTREVUES

ISABELLE HUPPERT (Copacabana)
MARC FITOUSSI (Copacabana)

BANDES DESSINÉES

INTERFÉRENCES DE PRESSE I
INTERFÉRENCES DE PRESSE II


Cette année encore, pour sa 16e édition, le Festival de films francophones Cinemania arrive avec une sélection de 30 longs métrages, des premières nord-américaines, des premières mondiales, des invités de marque. Le « rouge et noir » nous promet, à quelques heures de sa soirée d’ouverture, une édition qui surpassera celle de l’an dernier qui, soyons honnêtes, nous avait laissés sur notre faim.

Après les Costa-Gavras et Radu Mihaileanu d’il y a un an, cette année sera l’occasion de voir le retour (et dernier tour de piste) des vétérans Jacques Rivette (36 Vues du Pic St-Loup) et Alain Corneau (décédé en août dernier, il aura eu le temps de mettre la touche finale à Crime d’amour); l'actrice Ludivine Sagnier lui rendra hommage pour l'occasion. Ce sera aussi le moment de se mettre sous la dent la dernière œuvre très controversée de Rachid Bouchareb (Hors-la-loi) qui avait fait scandale à Cannes cette année - apparemment que la guerre d’Algérie est une plaie toujours saignante. Pour compléter le quatuor de grands auteurs, François Ozon sera de la partie avec son dernier opus, Potiche, film de clôture du festival.

Pour l’ouverture, c’est la vedette Isabelle Huppert et le réalisateur Marc Fitoussi qui viendront présenter en personne Copacabana, désopilante comédie hors-normes qui risque de vous faire voir l’actrice sous un tout nouvel angle. Mais ce n’est pas tout, car quelques perles inconnues s’apprêtent à se pointer le bout du nez cette année. D’abord, Happy Few d’Anthony Cordier qui a fait frémir, outre-Atlantique, la rédaction des Cahiers du Cinéma, ensuite Lourdes de Jessica Hausner avec Léa Seydoux (star montante depuis sa prestation dans La belle personne de Christophe Honoré en 2008), qui promet de prolonger la « France religieuse » après les Hadewijch et Des hommes et des dieux, chefs-d’oeuvre contemporains avec lesquels nous espérons que Hausner saura entrer en dialogue.

C’est enfin, pour Panorama-cinéma, l’occasion de s’allier à l’équipe du festival Cinemania pour vous accompagner ces dix jours durant. Dix jours durant lesquels nous aurons l’occasion de se croiser à l’entrée de quelques projections (lors des 36 Vues du Pic St-Loup, Partir, L’arbre et la forêt et Un homme qui crie) que nous présenterons devant public en plus de vous offrir, à l’entrée de la projection, un fascicule gratuit à collectionner pour votre plus grand plaisir de cinéphile. Question d’alimenter les débats et d’articuler un discours autour d’un festival que l’on sous-estime ponctuellement, disons-nous qu’il y a, en dessous de la « qualité française » traditionnellement répudiée par la critique, un sens tant ludique que politique qu’il ne faudrait pas laisser filer sans même s’y être attardé. C’est donc un rendez-vous, du 4 au 14 novembre prochains.

Bon festival!


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Article publié le 3 novembre 2010.
 

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