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jfl ENTREVUE AVEC JEAN-FRANÇOIS LESAGE

« C’est un peu le cœur de ma démarche. Je fais le pari que des conversations qui semblent banales ne sont pas si banales que ça, et ça prendrait un scénariste de génie pour les écrire. Je fais le pari que les moments de vie de n’importe qui peuvent être riches si on s’y attarde. C’est un pari difficile à relever, mais quand ça arrive, quand je sens qu’on y touche, je trouve ça super. Le montage joue un rôle particulièrement important, parce qu’il y a des pièges. Un film comme celui-là, si on avait gardé des bouts plus ésotériques comme... je ne sais pas. La vie après la mort, toutes sortes de spéculations, ça aurait été vraiment dur à suivre. Il y a beaucoup de pièges : l’anecdotique, le sensationnel, le sentimental... Il y a plein de pièges ! C’est juste des pièges.  » >>
   
az ENTREVUE AVEC ANNARITA ZAMBRANO

« En France, les « journaux de gauche » — Libération —, ont écrit que c’était un film de gauche de droite, justement parce que le personnage n’était pas romancé ou glorifié. Sinon, on m’a fait d’autres reproches, mais pas de faire l’apologie du terrorisme. En Italie, on a davantage compris mon point de vue et l’aspect contradictoire de ce récit, qui incarne bien notre génération qui est venue après cette révolution et qui a grandi dans ce mythe de la lutte armée. « C’est génial, la lutte armée ! » ; « Ah ! La lutte armée ! » ; « Mais qu’est-ce que tu y connais, toi, à la lutte armée ? » ; « Ah ! Mais toi, t’as pas fait la lutte armée ! » « C’était mieux à l’époque de la lutte armée ! » ; « Qu’est-ce qu’on peut bien faire de plus que la lutte armée ? » et d’autres encore. C’est une espèce de comparaison à un âge mythique où on « pouvait encore faire la lutte armée ». La lutte armée, c’est fini. Elle a été perdue. Et nous, nous avons ramassé ce qui est resté (Berlusconi). » >>

 
sbm ENTREVUE AVEC SOPHIE BÉDARD MARCOTTE

« En fait, on dirait que j’ai le réflexe de passer de l’un à l’autre : fiction, documentaire, fiction… Il y a tellement de choses merveilleuses dans les deux formes, et en même temps, tellement de frustrations inhérentes à chacune des formes. Par exemple, dans le documentaire, il y a toujours la question du respect de l’autre, des gens dans le film. Il y a beaucoup de considérations éthiques. Tu ne peux pas faire dire n’importe quoi à n’importe qui : ce sont de vraies personnes. Alors que dans la fiction, tu as la liberté complète. Ce sont des personnages, c’est de la fiction, tu peux leur faire dire n’importe quoi. Il n’y a pas ces limites-là. Chaque forme a sa limite, je trouve. » >>

 

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