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Festival Fantasia 2015

Par Alexandre Fontaine Rousseau



Le grand marathon du cinéma de genre est à nos portes. Du 14 juillet au 4 août, la folie Fantasia va s’emparer de Montréal et de l’équipe de Panorama-cinéma; et, comme chaque année, nous tenterons de vous offrir une couverture aussi riche et diversifiée que possible de cet événement incontournable. Dresser un portrait « complet » du festival nous paraît de plus en plus impossible, étant donné l’ampleur gargantuesque de sa programmation ainsi que sa nature imprévisible.
 
Car Fantasia est une hydre, dont chaque tête propose une vision du cinéma. C’est un merveilleux capharnaüm où s’entrecroisent grosses machines et cinémas indépendants, visions d’auteur et exercices de genre, classiques cultes et productions récentes. Avec chaque nouvelle édition, Fantasia affine son identité plurielle, transformant son éclatement de plus en plus affirmé en ligne éditoriale préconisant la liberté et la diversité.
 
Fantasia n’est plus seulement le festival « du cinéma asiatique et du cinéma d’horreur », comme il a pu l’être autrefois. C’est un territoire où le cinéma peut enfin s’affranchir de ces étiquettes de plus en plus désuètes qui, longtemps, ont informé le discours critique et déterminé la réception des œuvres. C’est le festival du décloisonnement, de la dissonance célébrée comme manière d’appréhender le septième art. L’hétérogénéité de sa programmation nous invite à concevoir le cinéma autrement.
 
Fantasia, c’est évidemment la folie de ses projections de minuit, l’énergie débonnaire de son public, le cinéma qui renoue avec son potentiel rassembleur. Mais c’est aussi, peut-être plus que jamais, cette idée qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais genres, qu’il n’y a à la limite plus de genres; qu’il n’y a que le cinéma, sous toutes ses formes, qui se décompose et se recompose de mille et une façons. Encore cette année, c’est de ce cinéma-là que Panorama tentera de dresser le portrait déroutant, d’autant plus fascinant qu’il est fuyant, éternellement incertain.


Critiques

Ant-Man (Peyton Reed, 2015)
Bridgend (Jeppe Rønde, 2015)
Goodnight Mommy (Severin Fiala et Veronika Franz, 2014)
Raiders!: The Story of the Greatest Fan Film Ever Made (Jeremy Coon et Tim Skousen, 2015)
Roar (Noel Marshall, 1981)
Scandale (George Mihalka, 1982)
Turbo Kid (François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell, 2015)
We Are Still Here (Ted Geoghegan, 2015)
Les Yeux rouges (Yves Simoneau, 1982)


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Article publié le 15 juillet 2015.
 

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