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Festival des Films du Monde 2011

Par Mathieu Li-Goyette
Mise à part une vieille expédition amorcée en 2004 en ces terres dévastées, nous n'avions jamais couvert le Festival des Films du Monde de Montréal, soit ce qui, apparemment, est « le seul en Amérique du Nord reconnu par la Fédération Internationale des Associations de Producteurs de Films (FIAPF) », cette grande organisation qui anoblit Cannes, Berlin et compagnie. Or, à quoi ça ressemble un festival avec le sceau de la FIAPF? À un festival, mais en plus gros, en plus imposant, en plus épique si ce ne serait que de l'organisation souvent pataude ou du choix complètement démesuré et ostentatoire de films plus ou moins connus provenant des quatre coins du monde. Cette année, puisque c'est donc pour nous une année de première, nous nous jetons dans l’œil du cyclone à la recherche de renouveau, en regardant au hasard avec l'instinct comme ligne directrice. Parce qu'on ne saurait se fier aux maigres recommandations de l'organisation officielle et on ne souhaiterait pas non plus nous en tenir aux primeurs mondiales, nous couvrirons avec l'assiduité et le sérieux d'une première nuit en espérant que cela ne sera pas la dernière.

À vue de nez, remarquons déjà la venue d'un trio de légendes françaises : Deneuve, Lelouch et Tavernier qui ont été amené à Montréal pour une raison ou pour une autre, mais surtout pour redorer le blason de l'institution auprès des festivaliers estivaux. C'est avec plaisir qu'il faudra se ruer vers les projections présentées par Bertrand Tavernier (des classiques oubliés du cinéma français et du film noir) tandis que les amateurs daigneront ou non accorder une autre chance à Claude Lelouch (avec Ces amours-là)ou se précipiteront pour voir le film de clôture, Les yeux de sa mère (de Thierry Klifa), mettant en vedette la grande actrice. Mis à part ces bonbons, n'oublions pas la présence au bataillon du maître israélien Eran Riklis avec Faceoff, la projection très attendue du Ceci n'est pas un film de Jafar Panahi, l'arrivée en force de Takahisa Zeze avec Life Back Then (qui nous avait donné un grandiloquent, mais trop inégal, Heaven's Story à Fantasia il y a quelques semaines) ou même la projection de La conquête, sorte de biopic se prenant au sérieux sur l'ascension au pouvoir de Nicolas Sarkozy réalisé par Xavier Durringer, un réalisateur qui n'a définitivement pas peur pour le futur de sa carrière. Gageons que la diaspora française établie à Montréal remplira la salle.

Enfin, l'incontournable The Artist de Michel Hazanavicius viendra mettre en accolade une série de films provenant de partout. Des films que nous verrons et que nous couvrirons au besoin pour le simple plaisir de vous parler d'un cinéma différent, venant d'un monde qui n'est pas celui que l'on expérimente et se chargeant de nous présenter des préoccupations qui nous sont peut-être encore étrangères. Nous tentons depuis plusieurs mois d'accorder une place importante aux cinémas nationaux d'hier comme d'aujourd'hui et c'est avec toutes les espérances possibles d'une jeune revue de cinéma que nous approchons l'un des festivals avec la pire réputation qui soit. Ponctuée de critiques, notre couverture sera cette fois-ci renchérie par divers comptes-rendus festivaliers qui viseront, au jour le jour, à vous tenir au courant des films à ne pas manquer parmi les quelques 250 qui seront projetés durant cette 35e édition du Festival des Films du Monde de Montréal. Bien entendu, restez à l’affût via nos groupe Facebook et Twitter pour tout commentaire sur le vif, question d'attraper à temps ces quelques bijoux qui s'évaporeront bientôt dans les méandres de la distribution.

Bon festival, bonne découverte!

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CRITIQUES

LIFE BACK THEN de Takahisa Zeze (2011)
PLAYOFF d'Eran Riklis (2011)
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Article publié le 20 août 2011.
 

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