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FFM 2012 : Le blogue du festival

Par Ariel Esteban Cayer
Index

Electoral Dysfunction
 //  Bennett Singer, David Deschamps et Leslie D. Farrell (2012)
Invasion
 //  Dito Tsintsadze (2012)
Million Dollar Crocodile  //  Lin Lisheng (2012)
Unit 7  //  Alberto Rodriguez (2011)  
Vanishing Waves  //  Kristina Buozyte (2012)
The Words  //  Brian Klugman et Lee Sternthal (2012)



2012.09.01
ELECTORAL DYSFUNCTION (2012)
Bennett Singer, David Deschamps et Leslie D. Farrell  |  États-Unis  |  90 minutes
 
Si le processus d’élections provinciales couramment en branle au Québec vous embête pour une quelconque raison, le documentaire Electoral Dysfunction, animé par l’excellent comédien, journaliste et satiriste Mo Rocca (commentateur au The Daily Show with Jon Stewart de 1998 à 2003), vous fera revoir les choses. Tels un Michael Moore ou un Morgan Spurlock, ce film des plus actuels (ayant été néanmoins tourné, en majorité, pendant les élections américaines de 2008) suit Rocca – en tant que personnage et personnalité plutôt qu’en tant que documentariste, ceci dit – dans sa quête journalistique et humoristique au travers du processus électoral américain. Mais à la différence de ces deux réalisateurs (dont la rigueur doit être mise en question de par leur grande implication dans le processus narratif de leurs documentaires populistes), Rocca donne voix et visage au navire de trois réalisateurs, déterminés à élucider les grandes failles de la soi-disant plus grande démocratie au monde, et ce, sans voler la vedette du sujet abordé. La présence de ce dernier est grandement divertissante ceci dit, et son humour toujours bienvenu – propulsant Electoral Dysfunction au rang de documentaire-divertissement ayant le potentiel d’être très bien reçu auprès du grand public – spécialement en prévision des élections présidentielles américaines de cette année confrontant Obama à Romney.
 
En commençant par la choquante révélation que le droit au vote ne figure pas, en soi, dans la constitution américaine et par l’explication du système unique et désuet du « collège électoral » (le vote populaire n’étant pas un vote pour un candidat à la présidence, mais bien pour un représentant, un électeur, ayant alors le droit de formellement voter pour le candidat présidentiel), Electoral Dysfunction est un maelström d’informations à donner le vertige, un documentaire des plus informatifs sur un processus électoral des plus compliqués, confus et grandiose. Plusieurs détails y sont abordés (du droit de vote fondamental au long processus requis pour obtenir une pièce d’identité valide nécessaire à être éligible au vote, en passant par la mise en page confuse et divergente des bulletins de vote eux-mêmes), les trois réalisateurs et Rocca nous montrant les failles autres complications, sans pour autant tomber dans le sensationnalisme, la provocation ou la dénonciation. Electorial Dysfunction est un beau travail d’investigation menant à un constat inquiétant sur les disparités du système électoral américain, ainsi que ses impasses qui resurgissent tous les 4 ans; documentaire intéressant pour tout public, canadien ou d’ailleurs et petit rafraîchissement mental, c'est un petit guide de survie pour l'Américain s’apprêtant à aller voter. (Ariel Esteban Cayer)
 
Diffusion : 31 août à 12h30 (ONF), 1er septembre à 21h30 (ONF) et 2 septembre à 14h30 (Quartier Latin 15)

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2012.09.01
THE WORDS (2012)
Brian Klugman et Lee Sternthal  |  États-Unis  |  96 minutes
 
Je dois admettre d’emblée avoir été attiré par ce film que pour sa belle brochette d’acteurs de calibres variés : Bradley Cooper, beau bonhomme sympathique qui demeurera pour toujours, à mes yeux (comme à ceux de plusieurs), ce cher Will Tippin de la télésérie Alias (2001-2006), Zoe Saldana et Olivia Wilde, toujours très jolies ainsi que J. K. Simmons, Jeremy Irons et Dennis Quaid, assez incontournables. C’est à s’en demander comment ils sont arrivés là, car The Words est un étrange film semi-indépendant au potentiel plus que miné. Présentée en film de clôture de Sundance cette année, cette première réalisation du duo Klugman et Sternthal (ayant travaillés depuis longtemps sur plusieurs projets au sein l’industrie Hollywoodienne, notamment sur le scénario de Tron : Legacy récemment) est un drame ultrasentimental dont le scénario, produit du Sundance Filmmakers Lab de 2000, aborde le pouvoir romantique de la littérature. Romance comme vous en aurez vu des milliers d’autres, The Words est douloureux à regarder par moment, sinon parfaitement adéquat pour son genre; un film de premier rendez-vous désastreux dédié à avoir une longue vie à la télévision (il est d’ailleurs distribué par CBS Films), un film que l’on évacue de son esprit avant de passer à un autre.
 
Tourné à Montréal (passant en alternance pour Paris et New York, mais dont les autobus et la Grande Bibliothèque (!) dévoileront le subterfuge), The Words raconte principalement l’histoire d’un auteur plagiaire (Cooper) atteignant célébrité et fortune en trouvant le manuscrit d’un vieil homme (Irons) dans une boutique d’antiquités de Paris. Demeurant assez plaisant pour ses échos Alleniens (le monde prestigieux de la littérature new-yorkaise, les escapades amoureuses à Paris, la déconstruction de la fiction elle-même), The Words se démarque uniquement pour sa structure narrative pyramidale et surprenament ambitieuse qui imbrique trois récits l’un dans l’autre : celui d’un auteur à succès (Quaid) nous lisant son plus récent roman et vivant une aventure d’un soir avec une admiratrice (Wilde), le récit de plagiat de ce livre qu’il nous lit, meublant la majorité du film et, comme si ce n’était pas assez, ce récit fictif laisse place à une troisième histoire d’amour, vous l’aurez deviné, celle du livre plagié en question! C’est à en perdre la tête sur papier et ne vaut pas la peine d’être résumé, mais Klugman et Sternthal méritent d’être félicités pour avoir réussi à tout faire fonctionner sans anicroche.
 
Malheureusement, tout le reste est convenu, médiocre même, mais si j’aborde The Words de façon clémente, c’est qu’il est plutôt inutile de gratter une couche si épaisse de fromage. Le sentimentalisme écœurant dont il fait preuve rejoindra son public et pour les autres, il sera loin d’être assez mémorable – ou offensif – pour en valoir le détour – ou la fureur de l’encre. Pour un film qui, ironiquement, traite de la résilience et de la ténacité de l’art, The Words est un film des plus mineurs, qui tombera bientôt dans l’oubli le plus total. (Ariel Esteban Cayer)
 
Diffusion : 29 août à 19h00 (Impérial) et 30 août à 15h00 (Quartier Latin). The Words sortira en salles le 7 septembre 2012.

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2012.08.31
INVASION (2012)
Dito Tsintsadze  |  Allemagne, Autriche  |  104 minutes
 
Depuis la mort de son fils et de sa femme, Josef (Burghart Klaußner) vit seul dans un immense domicile. Lors d’une visite à leur tombe, il rencontre deux inconnus : Nina et son fils Simon, qui affirment être des amis de la défunte. Une relation amicale naîtra rapidement entre Josef et Nina et presqu’aussitôt, elle s’installera avec son fils chez celui-ci. Il les laissera faire afin de combattre un deuil, mais d’abord afin de combler une solitude; une solitude que ses invités semblent de toute évidence avoir inventé pour lui. Le petit ami de Nina sera le prochain à venir vivre avec eux, suivi de la femme de Simon…et puis leurs fils, et ainsi de suite jusqu’aux clients du petit ami de Nina. Le domicile de Josef vivra – tel que le titre nous indique, quelque peu trompeur – une invasion qu’il observera ennuyé, parfois diverti, mais toujours et invraisemblablement passif. « Trompeur », dis-je car une invasion implique résistance et conflit, et même si les conflits internes abondent dans Invasion (certains mèneront même à des situations cocasses et éventuellement violentes), ils n’atteindront jamais l’ampleur espérée d’une si belle prémisse.
 
Pour un film dont l’humour noir – et même le concept – ne quittent jamais la grande ombre d’Haneke (Burghart Klaußner peut d’ailleurs être vu dans Le ruban blanc), Invasion, du cinéaste Dito Tsintsadze, fait preuve d’une grande réserve, d’un manque de culot notoire. Évoluant à un rythme de tortue n’arrivant pas à fournir de revirements particulièrement marquants ni mémorables, il s’agit plutôt d’une exploration du deuil à travers autrui; de la solitude et du refus d’y succomber et des moyens extrêmes que l’on prend pour l’éviter. Thème principal fort peu original véhiculé au travers d’un exercice narratif au ton vaguement humoristique et ultimement plutôt confus, Invasion est un film lassant, très peu mémorable, mais surtout maigre et complaisant. Lorsque la violence surgit, de manière inattendue diront certain, gratuite et mal amenée dirais-je, il n’y a rien en jeu; aucune empathie n’est possible. Pire : vous éprouverez du soulagement de voir le  récit de Tsintsadze avancer un tant soit peu, et tenter, en vain, de vous surprendre, ne serait-ce que minimalement.
 
Ce qui aurait pu être une belle déclinaison domestique (et sordide) du film d’invasion de domicile (encore une fois : loin de l’horreur qu’une telle prémisse promet souvent) est tout d’abord un film d’idées et non d’images : une très petite idée, étirée jusqu’à ce qu’elle se perde entre les murs d’une maison vide... Vide d’intérêt, à l’image de celle de Josef. (Ariel Esteban Cayer) 
 
Diffusion : 27 août à 9h00 (Impérial) et 28 août à 14h00 (Impérial)

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2012.08.29
VANISHING WAVES (Aurora)
Kristina Buozyte  |  France, Lituanie  |  126 minutes
 
Cette romance de science-fiction fait déjà quelques vagues dans la presse spécialisée en cinéma de genre et il n’est pas difficile de voir pourquoi : Vanishing Waves (aussi connu sous le nom Aurora) de la réalisatrice lituanienne Kristina Buozyte est probablement voué à être l’un des périples visuels les plus accomplis – ou du moins mémorable – de l’année, ne serait-ce que pour ses séquences superbes et, pour la plupart inspirées, se déroulant dans la psyché partagée entre un homme dépressif et une jeune femme dans le coma. Plus qu’une succession d’images à faire rêver les amateurs du genre, Vanishing Waves, quelque peu indulgent, s’épuise malgré tout en court de route.
 
Lukas (Marius Jampolskis) accepte de participer à une expérience révolutionnaire et risquée : explorer le cerveau comateux d’un patient inconnu. Suite à une première tentative infructueuse dont les interférences psychédéliques rappelleront agréablement Brakhage (si Brakhage avec soudain été propulsé dans le monde du digital), Lukas établit le contact avec... une femme. Deuxième voyage : leur relation se concrétise, devient érotique, et Lukas s'efforce de mentir à ses collègues. Il gardera secret ce nouveau monde situé quelque part entre les rêves partagés de l’Inception (2010) de Nolan et le symbolisme plus convenu d’un Magritte ou d'un Dali. Avec chaque périple subséquent, l’utopie mènera de plus en plus vers l’horreur. Pour le spectateur comme pour Lukas, les images se succèdent, chaque voyage, torride et superbement stylisé, devient plus intense; leur vision de ce monde partagé, abstrait, parfois expressionniste et toujours symbolique devient l’attrait principal du film et ce, jusqu’à la perte presque totale d’intérêt pour la trame narrative en jeu. 
 
Voilà la dichotomie que Buozyte n’arrive malheureusement pas à balancer entièrement : Vanishing Waves atteint rapidement un seuil où il épuise ses idées, abuse de ses images pour tomber dans une complaisance et une sentimentalité jusque-là inattendue, convenue, pour ne pas dire prévisible et décevante. Comme dans tout film prometteur, on excuse le faux pas, mais la trahison est marquante et empêche Vanishing Waves de s’élever au-delà de sa réputation de « beau film ». Lukas est brièvement aperçu en train de jouer à Ico (2001), un jeu vidéo onirique (considéré par plusieurs comme un chef-d’œuvre de la Playstation 2) dans lequel vous devez sauver une princesse réticente d’un château labyrinthique parsemé de casse-têtes et d’ennemis indistincts vous suivant dans l’ombre. Loin d’être une coïncidence, il s’agit là de l'ébauche (dirais-je la plus réussie?) du film qui devient rapidement le récit de la quête destructrice et passionnée de Lukas : sauver Aurora, la ramener dans le monde des vivants au risque d’y perdre la vie, mais aussi au sacrifice de l’originalité et d’une trame narrative autrement plus prometteuse. (Ariel Esteban Cayer)
 
Diffusion : 24 août (Quartier Latin 11); 25 août à 13h50 (Quartier Latin 11) et 26 août à 14h30 (Quartier Latin 11)



2012.08.28
UNIT 7 (Grupo 7) (2011)
Alberto Rodriguez  |  Espagne |  92 minutes
 
Jeune membre d’une escouade de choc tâchée d’éliminer le trafic de drogue dans la ville de Séville en prévision de l’exposition universelle de 1992, Angel (Mario Casas), ambitieux, diabétique et nouveau père de famille, se laisse rapidement emporter dans le monde violent de ses collègues, un monde dans lequel le policier est roi, le dealer n'est qu’une simple vermine à écraser sous son pied; un monde où la fin justifie les moyens… Moyens qui s’étaleront sur 5 ans, soit de 1987, où le film débute et nous introduit à ses personnages, jusqu’à 1992, où le film nous laissera, protagonistes métamorphosés par tant d’années de violence transformatrice.
 
Présenté plus tôt cette année à Tribecca et à quelques jours de prendre d’assaut les écrans de l’Alamo Drafthouse au courant du Fantastic Fest de 2012 en septembre, Unit 7 est un film exaltant, chargé et électrisant, traçant l’évolution et la déchéance de l’escouade 7 au courant des 5 années de leur intervention. Pour les quatre membres de l’escouade (menée par l’excellent Antonio de la Torre, vu récemment dans As Luck Would Have It d’Alex de la Iglesia) qui deviendront simultanément la fierté et la honte de leur département (leurs tactiques dénoncées, mais ignorées pour leur efficacité indéniable), il s’agira d’une odyssée qui impliquera leur famille, leur santé, leurs amours. Film d’une grande violence soutenu admirablement par le réalisme et le dynamisme de la mise en scène de Rodriguez, Unit 7 pose de grandes questions dans un cadre de film policier d’une efficacité admirable : des questions sur le vigilantisme et la validité de combattre la violence par la violence qui auraient leur place au sein du film de super-héros, mais qui sont ici abordées dans les confins réalistes et fascinants de la loi, la vraie, la dure.  Le film ne semble pourtant pas prendre position en montrant plutôt qu'en dénonçant, sur fond d’images d’archives de la construction des sites de l’expo ’92, le véritable enjeu du discours : les instances gouvernementales permettent au groupe d’exister et il est impossible de ne pas y voir une dénonciation bien plus large – pas tant en terme d’individus, mais bien en terme d’institutions publiques qui ferment trop souvent les yeux devant une corruption à plusieurs niveaux.
 
Telle une variation épique du film de gangsters présentant l’envers tout aussi corrompu du crime organisé, Unit 7 est une belle surprise, un film coup de poing d’un réalisateur plutôt méconnu qui sera dorénavant à surveiller. (Ariel Esteban Cayer)
 
Diffusion: 24 août 2012 à  16h30 (Quartier Latin 13); 26 août à 21h30 (Quartier Latin 13) et 27 août 2012 à 14h00 (Quartier Latin 13) 

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2012.08.27
MILLION DOLLAR CROCODILE
Lin Lisheng  |  Chine  |  87 minutes
 
Chaque année, le Festival des Films du Monde perce de nouveau l’horizon festivalier montréalais tel un monolithe impersonnel et inscrutable présentant la cinéphilie comme un travail de recherche minutieux, nous invitant à déceler les découvertes et films attendus dans son énorme programmation de plus de 400 films - le tout étalé sur un maigre douze jours. Cependant, au lieu d’en critiquer davantage les lacunes, comme tant le feront pour une énième fois - moi y compris -, je décidai cette fois-ci d’aborder le monstre de bonne foi, tentant d’y déceler les perles (?) et autres films d’intérêt, à tout le moins ludiques et ne serait-ce que dans ce département, le festival semblait m’avoir facilité la tâche considérablement en présentant un film des plus inattendus en ouverture, non seulement du festival, mais également de leur « Semaine de l’industrie chinoise du cinéma »…

Suivant une belle séquence d’ouverture animée qui en trompera plus d’un, Million Dollar Crocodile de Lin Lisheng révèle, sous ses airs de film de monstres, une comédie sur l’amitié impossible entre un gamin et son crocodile géant Amao. Récemment capturé par des restaurateurs du marché noir, Amao s’échappera rapidement pour semer la pagaille dans Hangzhou, la capitale de la province de Zhejiang, détruisant tout (mais, au final, très peu) sur son passage et affectant pitoyablement la vie de Wang Beiji, policier local, son fils - le gamin en question - et Wen Yan (la chanteuse taïwanaise Barbie Hsu), une jeune femme revenant d’Italie avec 100,000 euros (le million du yuan du titre) dans sa sacoche. Ils tenteront tant bien que mal de capturer la bête afin de la rendre aux autorités et, aussitôt, la sacoche de Wen Yan sera dévorée par Amao, le crocodile de deux tonnes, ajoutant un impératif financier à une trame narrative autrement plutôt vide.

À peine digne d’un personnage pour la majorité du récit, Wen Yan se trouve réduite à un stéréotype de l’hystérie des plus lamentables, supposée être l'un des principaux éléments comiques menant l’histoire du point A au point B, mais témoignant au lieu de l’inhabilité de Lisheng Lin à susciter rires (ou frissons) chez son public. Car avant tout, Million Dollar Crocodile est un film excessif et irritant dont les écarts de bon goût s’accumulent et se ressemblent (réutilisation de thèmes musicaux risibles et constante rupture de ton); un film témoignant d’une schizophrénie presque bollywoodienne en tentant de rejoindre le plus grand public possible (comédie, horreur, drame, mélangés et régurgités sans grand succès), mais qui s’égare dans le processus. Le tout tombe à plat, les effets spéciaux sont défaillants et ce qui en reste n’est pas assez près du nanar pour être divertissant : plutôt un navet dont plusieurs décrieront la sélection dans le cadre du prestigieux FFM; comme s’il avait dû être présenté à Fantasia, par exemple… où il aurait été rejeté d’emblée, sinon massacré, croyez-moi, par un public de films de genre beaucoup plus exigeant. (Ariel Esteban Cayer)

Diffusion: 23 août à 10h00 (Impérial) et 19h30 (Théatre Maisonneuve); 24 août à 14h00 (Impérial)

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Article publié le 27 août 2012.
 

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