DOSSIER : FANTASIA : 30 bougies de soufre et de sang
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Entrevues

GRAHAM SWON : MONDES SECRETS

« C'est toujours délicat de distinguer le sujet de l'histoire du style cinématographique que l'on cherche à adopter, car ils sont si étroitement liés. Beaucoup de mes films préférés s'inscrivent, d'une manière ou d'une autre, dans un genre particulier. Qu'il s'agisse de l'horreur, du film noir ou du mélodrame, qui est également un genre doté de règles et d'une structure bien définies.

[...] Je pense que le cinéaste qui a le plus influencé mes films est Val Lewton. Il s'est toujours efforcé de combiner cette dimension hautement poétique et émotionnelle avec la narration horrifique des fictions pulpeuses. Il repoussait toujours tout vers les bords de l'écran, à la fois les émotions et les événements, hors du champ.... » >>

   

« Chaque fois que j'imaginais Jim dans mon esprit, ainsi que le groupe de cinéastes qui se trouvait au Funnel, j'avais l'impression qu'ils vivaient dans un autre monde, de l'autre côté du fleuve, et qu'ils n'auraient pas pu vivre ni comprendre ce qui m'est arrivé, car j'étais sino-canadien, contrairement à eux. J'avais l'impression qu'il y avait une rivière entre nous et que j'étais coincé de mon côté tandis qu'ils étaient sur l'autre rive.... » >>


 
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AMÉLIE HARDY : UN CINÉMA DE LA TRANSPOSITION ÉMOTIVE

« Il y a tout le temps une limite puisque je ne veux pas instrumentaliser quelqu'un pour faire du théâtre ou faire du cinéma de fiction. Ça reste son histoire à lui ou à elle ; on ne fait qu'exagérer la réalité ou la transformer un peu. Avec moi, c'est quelque chose qui est dit d'entrée de jeu : je ne ferai pas un reportage, je ne ferai pas du cinéma direct, je ne ferai pas que te filmer pendant que tu fais tes affaires. Je veux vraiment te guider, puis on va créer des scènes qui sont un peu extraordinaires, qui sortent de la réalité.... » >>
   
RENAUD LESSAR ET BARBARA ULRICH : L'ART DE LA SINCÉRITÉ

« Même si tu dis que tu ne joues pas, dès qu'il y a une caméra, tu mets un masque. Moi, je le sentais très fort. Je n'avais pas envie d'être devant la caméra, mais je me suis forcé à le faire par réciprocité. Si je demande à Barbara d'être vulnérable, je dois prendre un risque moi aussi. Sinon, ça devient une relation de pouvoir déséquilibrée. Donc, le bras de fer est réel, mais il est aussi travaillé par le fait qu'on se regarde en train de le vivre.... » >>
 

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