ANIMATION INDÉPENDANTE AU CANADA : Animation communautaire
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Entrevues

jfl ENTREVUE AVEC DENIS CÔTÉ

« C’est pas juste le film, c’est aussi qui l’a fait. Alors OK. On va m’attendre avec cette brique et ce fanal-là. Et moi pendant ce temps, ma job, c’est d’être bienveillant, délicat, de donner la parole aux femmes, de m’entourer de femmes. Mais à la fin, faut pas non plus que je m’excuse d’être un homme ou d’avoir fait ce film-là. Faut pas qu’il soit gnangnan. Faut nourrir l’ambiguïté. Faut pas qu’il soit noir. Faut pas qu’il soit blanc. Faut qu’il soit rempli de gris. » >>
   
  
ENTREVUE AVEC KIM O'BOMSAWIN

« Le film est sorti en temps de pandémie. J’entendais alors souvent dire qu’il était comme une berceuse : un film qui fait du bien, à un moment où l’on avait grandement besoin de beau. Mon cinéma, c’est davantage ça : présenter des histoires heureuses pour aborder des sujets difficiles. Dans Je m’appelle humain, on parle d’itinérance, de consommation et de pensionnat. Le beau peut aussi donner une œuvre qui soit militante d’une certaine manière. » >>

 
sbm ENTREVUE AVEC SHINJI HIGUCHI

« Habituellement, ce que les kaiju-eiga doivent se donner comme défi, c’est de raconter des histoires qui portent sur les péchés scientifiques de l’espèce humaine. Les mauvaises choses qu’ils ont faites sur la Terre et qui provoquent ensuite l’attaque de ces géants qui s’abattent comme une sorte de jugement divin. Mais Ultraman n’est pas un péché, il n’a pas péché et il n’est pas relié à aucune forme de faute ou de culpabilité humaine. Avec Ultraman, on tombe dans la science-fiction des années 1960, beaucoup plus optimiste, où l’on se concentre davantage à célébrer la beauté de l’humanité au lieu de parler de ce que nous avons commis comme faute grave. » >>
   
jfl ENTREVUE AVEC JOHN WOO

« Nous n’avions rien ! Pas d’ordinateur, pas de moniteur. Et je n’attendais jamais les dailies ! Je m’en suis tiré car je connais vraiment très bien la caméra et ses composantes, comment elle fonctionne, les différentes lentilles et les effets qu’elles permettent de faire, les cadrages qui sont possibles. Je n’ai même pas besoin de regarder dans l’objectif ! Mes yeux sont très bons là-dessus, ils savent comment une caméra bouge, comment des déplacements dans l’espace et des changements d’échelles de plan vont passer à travers l’objectif choisi pour la scène ; je peux même savoir si un plan va être réussi sans le regarder, c’est un instinct, et ça me permet de me concentrer totalement sur mes acteurs. » >>
   
   ENTREVUE AVEC MATHILDE ROUXEL

« Elle se distinguait beaucoup du cinéma militant puisqu’elle pensait que le cinéma militant ne s’adressait qu’à des gens déjà convaincus. Alors que son objectif, c’était de pouvoir les vendre à la télé pour parler au plus grand nombre possible, à des gens qui ne savent même pas où c’est, le Liban. C’était vraiment important pour elle de dire  “Il faut que vous compreniez ce qui se passe. Si on passe par le cinéma militant vous ne comprendrez pas ce qui se passe. Moi je vais vous dire ce qui se passe, parce qu’on va passer par cette sensibilité, et ça disparaît et c’est détruit, mais ce n’est pas grave” [Jocelyne Saab]. » >>
 

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