UN AUTRE HOMME
FISH TANK
THE WOLFMAN
THE BLIND SIDE
DEAR JOHN
CAPTAIN KRONOS: VAMPIRE...
DRACULA A.D. 1972
THE WICKER MAN
LA DOMINATION MASCULINE
THE HANGOVER



Alice in Wonderland
Brooklyn's Finest
The Most Dangerous Man in America
LES SIGNES VITAUX



L'Armée du crime
Boondock Saints II
Capitalism: A Love Story
Examined Life
Go Fast
Hachiko: A Dog's Story
Les Plages d'Agnès
Planet 51
PRECIOUS
Old Dogs
The Stoning of Soraya M.
UP IN THE AIR


 



03.06.2010
- Critique
COP OUT de Kevin Smith (2010)
Par Alexandre Fontaine Rousseau

Kevin Smith n'a pas réussi de film depuis 1999. Le constat mérite d'être fait, car malgré sa piètre moyenne au bâton, le cinéaste américain trouve coup sur coup le moyen d'éveiller la curiosité d'un public qu'il déçoit pourtant film après film. Tragique conséquence d'une simple nostalgie refusant de se dissiper? Étrange amnésie du cinéphile lésé? Chose certaine, depuis Dogma le réalisateur de Clerks ne nous a plus donné de « film » à proprement parler - que des répliques isolées et quelques scènes entrecoupées par le nombre incalculable de soupirs de désespoir poussés par son auditoire. Mais force est d'admettre que même ses pires ratages possédaient jusqu'ici une qualité rédemptrice en commun : tous étaient, à ne pas s'y méprendre, signés Kevin Smith de bout en bout. Leurs pires défauts étaient propres à leur auteur, et leurs... >>

03.06.2010 - Critique
LES SIGNES VITAUX de Sophie Deraspe (2009)
Par Alexandre Fontaine Rousseau

Il y a trois ans, Sophie Deraspe signait avec Rechercher Victor Pellerin un premier film prometteur et un brin narquois qui jouait avec une étincelle de malice sur l'illusion de vérité associée aux conventions documentaires. L'exercice avait toutes les caractéristiques d'un brillant canular auquel le spectateur acceptait de participer avec plaisir, à la fois complice et victime du coup monté. Réflexion sur le milieu artistique, Victor Pellerin effectuait un brouillage des frontières du cinéma; sa fiction cherchait à contaminer le réel, notamment par cet effort parfaitement assumé d'induire son public en erreur. Encore une fois, Deraspe travaille avec Les Signes vitaux sur le point de rencontre entre la fiction et le documentaire. Mais ce qui était précédemment un jeu a évolué pour embrasser des enjeux autrement plus sérieux, et ce second long-métrage... >>

03.06.2010 - Entrevue
ENTREVUE AVEC SOPHIE DERASPE
Par Alexandre Fontaine Rousseau et Mathieu Li-Goyette

Le second long-métrage de Sophie Deraspe, Les Signes vitaux, a plus que tout autre film québécois de 2009 fait l'unanimité au sein de l'équipe de rédaction de Panorama-cinéma. Oeuvre bouleversante et généreuse, cette réflexion sur la mort et le rapport à l'autre confirme l'émergence de l'une des voix les plus justes du cinéma québécois contemporain. À l'occasion de sa sortie en salles, nous vous présentons donc une retranscription d'un entretien s'étant tenu en octobre 2009, lors du Festival du Nouveau Cinéma où la cinéaste présentait pour la première fois son film. Nous avons profité de l'occasion pour parler avec la cinéaste du rapport entre le réel et le cinéma, du sous-texte religieux traversant le film de même que de son parcours personnel. Panorama : Quand on filme des sujets comme ceux-là, il arrive un moment où une... >>

03.03.2010 - Critique
THE GIRLFRIEND EXPERIENCE de Steven Soderbergh (2009)
Par Jean-François Vandeuren

Dans quelques-uns de ses premiers longs-métrages, Jean-Luc Godard abordait le sujet délicat, et assez peu reluisant, de la prostitution en France sous un angle qui aura contribué - à sa façon - à changer l’image préconçue que nous pouvions avoir de ces femmes pratiquant le plus vieux métier du monde. Le cinéaste franco-suisse nous introduisait ainsi à de jeunes femmes ordinaires et à des mères de famille sans histoire ayant opté pour cette pratique peu respectée dans le but de subvenir aux besoins du foyer (2 ou 3 choses que je sais d’elle), ou de simplement survivre à un quotidien dans lequel les rêves ne se seront jamais réalisés (Vivre sa vie). Le contexte de ce Girlfriend Experience du toujours très prolifique réalisateur Steven Soderbergh est évidemment bien différent, mais il fait néanmoins écho, dans une certaine mesure... >>

03.03.2010 - Critique
THE INFORMANT! de Steven Soderbergh (2009)
Par Alexandre Fontaine Rousseau

Cinéaste insaisissable, à cheval entre Hollywood et le circuit indépendant, Steven Soderbergh enchaîne à un rythme étourdissant les projets d'envergures diverses. Au fil des ans, on s'est ainsi habitué à ce que le même homme puisse réaliser Schizopolis puis Out of Sight, Bubble et Ocean's Thirteen ; et on ne s'étonne plus aujourd'hui qu'il nous livre le très classique The Informant! quelques mois seulement après un Girlfriend Experience autrement plus audacieux. À la fois thriller et comédie, ce long-métrage remarquablement ficelé joue en apparence toutes les cartes appropriées pour plaire au grand public. Mais derrière cette façade parfaitement ludique se cache une autre réflexion de Soderbergh sur le pouvoir de l'argent - qui régulait les relations humaines dans son film précédent. Il est cette fois question de... >>

02.26.2010 - Critique
L'AFFAIRE COCA-COLA de German Gutiérrez et Carmen Garcia (2009)
Par Alexandre Fontaine Rousseau

La nécessité du documentaire militant est fréquemment mise en doute. Ses détracteurs l'accusent de ne servir somme toute à rien, puisqu'il s'adresse à un public gagné d'avance à sa cause, ou pire encore de contribuer malgré les bonnes intentions qui l'animent à ce surplus d'informations congestionnant la conscience contemporaine. Mais, à sa défense, une bonne partie de l'appareil journalistique traditionnel semble avoir depuis belle lurette abandonné sa mission première d'informer le public; et l'information, par la diffusion ininterrompue qu'en orchestre la sphère médiatique, devient par sa présentation même un concept abrutissant qui « emporte » le spectateur dans son courant. Le cinéma se distingue de cette tendance ne serait-ce que par la présence d'un début et d'une fin, par le recul que permet le rythme même... >>

02.26.2010
- Critique
THE CRAZIES de Breck Eisner (2010)
Par Mathieu Li-Goyette

Un peu comme la mode, le cinéma d’horreur repique à son époque précédente de trente ans (ou deux générations) les meilleurs monstres. À l’instar de la Hammer et de ses monstres rétro que mon collègue Alexandre a si bien décortiqué récemment, Hollywood tente depuis le début des années 2000 de faire renaître les meilleurs moments du cinéma d’horreur des années 70. Le premier qui a été véritablement underground, mais surtout qui alliait l’effroi à une vivace critique sociale, politique lors de ses meilleurs moments. Ceci dit, il n’y a pas un remake de cette belle époque qui ait conservé, au passage des mains de multiples producteurs et de mauvais réalisateurs de publicités, la puissance de son discours originel. Et pourtant, dans les autres genres, les cas de la réactualisation des sujets croquants sont bien nombreux et... >>

02.26.2010
- Critique
THE CRAZIES de George A. Romero (1973)
Par Mathieu Li-Goyette

L’attrait qu’a George A. Romero pour les zombies et autres créatures sans cervelle (singes, humains contrôlés, vampires impulsifs) demeure l’une des plus joyeuses obsessions du cinéma d’horreur. Dénués de personnalités, les morts-vivants de Romero font état des masses uniformes de la société qu’il critique. Capables d’avancer sans rechigner devant les armes à feu à la recherche d’un petit bout de cervelle pour se faire la dent, ces monstres sortis de terre ont été utilisés à maintes reprises par le maître pour qu’il se fasse comprendre des injustices. Pendant que certains lui reprochent encore de pointer d’un énorme doigt ce qui est tout aussi flagrant, la prouesse de l'homme aux grandes lunettes est peut-être d'y parvenir à travers le créneau le plus politiquement opaque du cinéma. Jamais pris au sérieux pour... >>

02.22.2010 - Critique
THE LAST STATION de Michael Hoffman (2009)
Par Louis Filiatrault

En tant que drame historique, The Last Station aurait pu accomplir bien des choses. Il aurait pu s'en tenir à dépeindre l'intimité de l'écrivain russe Léon Tolstoï au soir de sa vie, accompagné de sa partenaire maritale Sofia. Il aurait pu offrir un regard décalé sur une période riche en brassages intellectuels, préférant l'angle sentimental aux usages de la haute société. Il aurait pu au contraire proposer une réflexion plus cérébrale, dénonçant l'hypocrisie aveugle d'un culte aux fondements erronés. Et comme de fait, c'est un peu de tout cela qui se retrouve dans ce film que l'on saurait difficilement taxer de mauvaise volonté. Dans un effort que l'on imagine bien senti, le réalisateur et co-scénariste américain Michael Hoffman y va en effet d'une reconstitution soignée, aux aspirations didactiques bien dosées. Malheureusement, la rigueur et... >>

02.22.2010
- Critique
SHUTTER ISLAND de Martin Scorsese (2010)
Par Mathieu Li-Goyette

Cela fait maintenant 45 ans que Martin Scorsese cadre des plans et dirige des acteurs. Outre le parcours de vieux routier qu’il est devenu au terme de plus de 26 longs-métrages, il ne semble ni ralentir ni se détacher des récits classiques qui ont chéri son goût premier du cinéma. Saisir Scorsese, son cinéma, c’est saisir le propre du cinéma hollywoodien, celui dont il demeure encore aujourd’hui le plus digne descendant des aïeux Hawks, Hitchcock, Ford et comparse (son Oscar pour The Departed aura à ce sujet fermé bien des indignations cinéphiles et confirmé un certain passage « chez l’ennemi » pour la critique intellectuelle). En ce sens, le Cecil B. DeMile Award qui lui a été donné à la dernière cérémonie des Golden Globes fait foi d’un achèvement tout particulier pour le réalisateur devenu prestige de l’industrie. Lui qui s’inspirait d’abord des oeuvres... >>