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RONIN (1998) Celle-ci raconte un plan visant à dérober une mallette dont on ne connaitra jamais le contenu. Une équipe composée de plusieurs escrocs venant de divers pays s'assemble. Évidemment, leur plan échouera dû à la trahison de l’un d’eux. Ce qui rehausse cette histoire classique d’espionnage par rapport à la masse est la qualité des acteurs en présence, et je parle surtout de ceux derrière la caméra. John Frankenheimer a décidé d’offrir pour ce film d’incroyables poursuites de voitures qui rendraient jaloux les Rob Cohen de ce monde. Elles sont tournées avec réalisme et les cascades effectuées sont époustouflantes. Par exemple, on voit clairement les voitures se promener dans le sens inverse d’une autoroute et le tout est parfaitement crédible. The Fast and the Furious devient encore moins réussi puisque son seul intérêt est mieux effectué dans Ronin. C’est d’ailleurs cette scène qui représente la meilleure métaphore de l’ensemble du film. Celui-ci est solide avec un scénario des plus intéressants ponctué d’excellents dialogues signés Mamet. Il rehausse le niveau habituel des films d’espionnage. Il est vraiment intéressant de voir enfin un film du genre où l’on ne tente pas de tout vous expliquer en boucle, le spectateur doit faire un effort de repenser à des scènes et évènements précédents. C’est ce genre de petite réflexion qui sépare les adultes des enfants. De plus, Ronin ne s’attarde pas aux éléments futiles de l’intrigue. Le contenu de la mallette que l’équipe doit voler n’est jamais dévoilé pour la simple et bonne raison qu’il n’y a aucune utilité à exploiter ce sujet. C’est encore une bonne représentation d’un film qui veut faire les choses autrement. Encore mieux, les interprètes sont des acteurs ayant fait leurs preuves. Robert De Niro est un peu prisonnier dans un personnage qu’il répète souvent depuis quelque temps. Cependant, son talent lui permet de livrer une performance des plus correctes. Il est appuyé par un Jean Reno dans la meilleure des formes. Une bonne main d’applaudissements pour le reste de la distribution qui appuie à merveille les gros noms. Ronin est donc un film à la réalisation chevronnée, aux dialogues de qualité et aidé d’une bonne interprétation des acteurs. Si l’on se penche plus précisément sur l’histoire elle-même, on constate quelques invraisemblances, des éléments trop prévisibles, des chemins trop évidents et une histoire que l’on a généralement déjà vu. Cependant, il existe plusieurs façons de raconter la même chanson à un enfant. La beauté est donc de réussir le tout selon les conventions du genre tout en y ajoutant quelques touches de nouveauté. C’est exactement ce que l’on a réussi à faire avec ce film. Ronin est donc un solide film d’action et d’espionnage qui contient suffisamment de nouveautés pour nous garder accrochés, malgré les chemins habituels empruntés par le genre. La réalisation de Frankenheimer est de béton, spécialement dans les poursuites de voitures, de vrais bijoux. Les dialogues de David Mamet ne font que rajouter la cerise sur le gâteau. Une très belle réussite. ![]() Version française : Ronin Scénario : J.D. Zeik Distribution : Robert De Niro, Jean Reno, Sean Bean, Natascha McElhone Durée : 121 minutes Origine : Angleterre, États-Unis |
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