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THE NINTH GATE (1999) Sur cette base très intrigante se développe un suspense d’horreur pour adulte des plus réussi. J’utilise le terme adulte puisque The Ninth Gate se veut une production qui ne vise pas la clientèle habituelle des Scream ou Halloween; l’hémoglobine ne constitue pas le propos principal du film. Le rythme est assez lent, l’atmosphère est incroyablement accrocheuse, la musique est envoûtante et il n’y a pas vraiment de réponse directement donnée à la fin de l’exercice. Je reviens à l’atmosphère puisqu’elle s’avère être le meilleur point du film. La direction photo est remarquable et les décors sont enchanteurs tout comme l’ambiance générale s’en dégageant. Le cachet très européen entre également en ligne de compte. Tout comme dans les plus récents films de Polanski, The Ninth Gate se déroule presque entièrement en Europe. Non seulement le réalisateur a-t-il adopté avec justesse les décors du vieux continent, mais en plus il a laissé les lieux infusés son travail. Il parvient donc à utiliser avec beaucoup de talent le décor et les lieux afin de créer cette ambiance et cette atmosphère qui m’ont tant plu dans The Ninth Gate. J’ajouterais que j’ai presque développé un amour envers la collection de livres anciens comme suite au visionnement du film. L’histoire elle-même se retrouve à être quelques coches au-dessus des standards. Ayant certaines allures à la Hitchcock, elle possède une très bonne structure qui laisse peu à peu dévoiler ses secrets. Par contre, certains trouveront décevant que Corso ne fait que vivre les événements sans jamais vraiment poser d’actions lui permettant de progresser dans son enquête. Tout comme le spectateur, il baigne dans le mystère et doit attendre la suite des événements afin que les choses commencent à s’éclaircir. Aussi, plusieurs pourraient être un peu déçus par la dernière partie du film qui se déroule à un rythme un peu trop frénétique en comparaison au reste et qui plus est, se termine sans grande explication. Votre appréciation dépendra du fait que vous aimiez ou non réfléchir à un film après l’avoir vu. Prenez-le comme positif ou négatif, ce n’est pas vraiment quelque chose qui fait perdre des points à l'oeuvre de Polanski. Il se tient surtout dans un registre de suspense horrifique stylisé. L’histoire est quasi secondaire dans les circonstances. Les acteurs y sont également pour beaucoup dans la réussite de ce film. Impossible de passer sous silence le travail de Depp qui commence à avoir la reconnaissance qu’il mérite depuis fort longtemps. Son interprétation n’aurait pu être mieux, il joue de façon convaincante un homme loin d’être un héros typique. Emanuelle Seiger, dont le personnage demeure mystérieux jusqu’à la toute fin, et Frank Langhella sont deux autres acteurs qui se doivent d’être mentionnés pour leur importance dans le récit et pour leurs qualités en tant qu’interprètes. Bref, The Ninth Gate est un très bon film qui se démarque sur de nombreux points. L’atmosphère et l’ambiance européenne vous captiveront à coup sûr. De plus, la réalisation de Polanski est quasi parfaite tout en étant appuyée par de très bons acteurs avec Johnny Depp en tête de liste. Si vous détestez les films d’horreur habituels, écouter The Ninth Gate est primordial. ![]() Version française : La Neuvième porte Scénario : John Brownjohn, Enrique Urbuzi, Roman Polanski Distribution : Johnny Depp, Frank Langella, Lena Olin, Emmanuelle Seigner Durée : 133 minutes Origine : France, Espagne, États-Unis |
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