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MAN ON FIRE (2004) Man on Fire est ce que The Punisher aurait dû être: un film ayant pour thème la vengeance qui arrive à impliquer émotionnellement le spectateur tout en proposant de bonnes séquences d’actions. Il faut dire que le film de Scott est divisé en deux parties bien distinctes. La première explore l’amitié qui se développe entre Pita et son garde du corps, alors que la seconde partie devient plus musclée et est surtout axée sur l’action. Denzel Washington livre encore une bonne performance et joue de façon crédible un personnage tourmenté par les démons du passé. Sa relation avec Dakota Fanning est parfaitement crédible et ne tombe jamais dans les excès. Le scénario de Brian Helgeland (Mystic River) prend le temps de bien développer les deux personnages principaux. The Punisher démontre bien que lorsque l’on laisse la psychologie des personnages de côté, on se retrouve avec un film n’arrivant pas à nous impliquer. Dans Man on Fire, la quête de Creasy est bien plus compréhensible et dramatique. C’est certainement là la plus grande qualité du film. Sans être particulièrement audacieux, le récit est néanmoins bien construit et possède un bon équilibre entre son action brutale et son côté davantage dramatique. Tony Scott est un bon réalisateur, peut-être même au dessus de la moyenne. Pour Man on Fire, il a décidé d’y aller à fond en utilisant toutes sortes d’effets fort agréable. Flash-backs, accélérations, ralentissements, Scott ne fait rien de nouveau mais donne un style intéressant à son film. Certains pourraient rétorquer qu’il s’agit de poudre aux yeux tentant d’esquiver un scénario faible en lui donnant un contenant attrayant. Je ne suis pas d’accord. Scott cherche plutôt à faire un film pouvant suffisamment se distinguer de la masse. Au lieu de suivre paresseusement les règles, tel que The Punisher, il ajoute ici et là des effets renforçant la qualité globale du film. C’est pour toutes ces raisons que Man on Fire est un divertissement bien réussi avec plusieurs qualités. Même la fin est assez agréable dans les circonstances, elle ne sent pas le cliché à plein nez. Elle est plutôt sur un ton lyrique et mélancolique qui n’a rien à voir avec les aventures de Frank Castle. Bref, j’ai été surpris par Man on Fire. Au lieu d’être aussi banale que la plupart des histoires du même genre, le film de Tony Scott se distingue par un scénario de qualité possédant un très bon équilibre entre dramatique et action, tout en développant de façon convaincante la psychologie et la relation entre les personnages. Les interprétations sont de très bonnes qualités, en commençant par celle de Denzel Washington. Le seul point négatif serait peut-être la longueur du film qui aurait pu être raccourci de plusieurs minutes afin de maintenir un meilleur rythme. Un bon divertissement de masse, non exempt d’intelligence. ![]() Version française : L'Homme en feu Scénario : Brian Helgeland Distribution : Denzel Washington, Dakota Fanning, Christopher Walken Durée : 146 minutes Origine : États-Unis |
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