A B C D E F G H I
J K L M N O P Q R
S T U V W X Y Z #
Liste complète



10 - Chef-d'oeuvre
09 - Remarquable
08 - Excellent
07 - Très bien
06 - Bon
05 - Moyen
04 - Faible
03 - Minable
02 - Intolérable
01 - Délicieusement mauvais



Cotes
Décennies
Réalisateurs
Le Cinéma québécois
La Collection Criterion



2005
2006
2007
2008
2009

CHARLIE AND THE CHOCOLATE FACTORY (2005)
Tim Burton

Par Miguel-Angel Galvez Soto

Le chocolat. Il empêcherait la formation de certain cancers. Certaines femmes le préfèreraient au sexe et les enfants en raffolent. D'ailleurs, quel enfant n'a jamais rêvé de se retrouver en plein milieu d'un chocolaterie? C'est à ce sujet sucré que Tim Burton s'est attaqué en transposant en ses propres images l'histoire mettant en vedette le plus célèbre chocolatier de tous, Willy Wonka. Une oeuvre assurément moins noire que les opus précédents du réalisateur mais qui promettait une bonne dose de bon humour et de bon temps en famille. C'est pourtant devant une salle comble d'air que la projection a débuté et que cette critique s'est amorcée.

L'histoire tirée du livre de Roald Dahl est fort simple. Willy Wonka permettra à cinq enfants de faire une visite des installations de son usine mythique en sa compagnie, étant le seul humain à connaitre la place depuis le licenciement de tous les employés. Les cinq élus sont choisis à l'aide d'un biilet doré placé dans les emballages des tablettes de chocolat Willy Wonka. On voit donc comment les cinq enfants arrivent à mettre la main sur un de ces précieux billets. On suit plus particulièrement le parcours de Charlie, un garçonnet vivant dans une humble demeure en plein milieu de la ville et qui se passionne de cette chocolaterie. Petit extra à la fin de la visite, un seul des enfants sera le gagnant d'un prix spécial, spécialement spécial. C'est avec cette adaptation de John August que Burton fera son oeuvre.

C'est surtout avec ce scénario que Tim Burton réalisera cette oeuvre aussi rocambolesque pour le plus grand bonheur de tous. Il réussit à émoustiller les yeux galvanisés des spectateurs qui en redemandent. Les images sont d'une beauté étincelante et à la limite de la bande dessinée avec des couleurs vivantes et des personnages colorés. On est loin des couleurs du Edward Scissorhands. Les couleurs sont ici simplement flamboyantes et laissent loin derrière celles des «mains d'argent». Burton s'est surpassé pour les décors de Charlie and the Chocolate Factory. Au niveau de l'histoire, Burton insère des flashbacks bien calculés pour montrer un Willy Wonka dans sa plus tendre jeunesse aux côtés de son père, un dentiste. Pour ce qui est des thèmes abordés dans le film, ils sont très bien employés tout au long du film avec les cinq enfants qu servent d'assises à ces mêmes thèmes. L'enfant-roi est l'un de ces thèmes et prend les traits d'une jeune fille aristocrate. Puis il y a la gourmandise qui prend les gros traits d'un jeune allemand à l'estomac de fer nommé Augustus Gloop. Au niveau sonore, la patte musicale de Danny Elfman est un véritable délice. Les chansons sont loufoques, folichonnes et viennent hausser le niveau de qualité du flim. Toutefois, les chorégraphies des Oompa Loompas sont quelque peu déficientes, mais ce n'est qu'un détail.

Côté comédien, Depp est encore et toujours égal à lui-même. Pour cette quatrième collaboration entre les deux hommes, Depp y va d'une prestation impeccable dans la peau d'un Willy Wonka exubérant à souhait. Il sait être désinvolte et charismatique à la fois tant avec les enfants qu'avec leur parent qui les accompagne. Ces derniers sont pour la plupart des caricatures plus agées que leur progéniture hormis le petit Mike Teavee qui n'est que le fruit du laisser-aller de ses parents et de la société. Coïncidence ou pas, ce jeune garçon d'une violence proéminente vient du Colorado. Les petits eux campent bien leur personnage unidimensionnel et le jeune Freddie Highmore donne très bien la réplique à Depp dans le rôle de Charlie Bucket. Le reste de la distribution se tire bien d'affaires dans leur rôle respectif. On peut aussi reprocher le fait que Helena Bonham Carter n'a pas un rôle plus important mais encore là, ce n'est qu'un détail.

Bref, c'est un savoureux mélange que nous a concocté Tim Burton avec ce Charlie and the Chocolate Factory. Avec une réalisation sans faille, des décors à faire rougir l'arc-en-ciel, des chansons on ne peut plus amusantes et un Johnny Depp magistral, Charlie and the Chocolate Factory est un film qui se consomme jovialement sans laisser de gout amer en bouche. On est loin de la noirceur que certains veulent tant voir émaner des films de Burton, mais reste que ce film coloré risque bien d'être un divertissement majeur des prochaines années. À déguster, chocolat en main!




Version française : Charlie et la chocolaterie
Scénario : John August, Roald Dahl (livre)
Distribution : Johnny Depp, Freddie Highmore, David Kelly, Helena Bonham Carter
Durée : 115 minutes
Origine : États-Unis, Angleterre

Publiée le : 19 Juillet 2005