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Festivals

SPASM 2018
Du 18 au 27 octobre à Montréal

En somme, une belle cuvée SPASM 2018, une cuvée comportant quelques films déjà vus (plusieurs fois), mais aussi quelques jouissives et mémorables trouvailles, une cuvée plus propre, plus sage, plus pudique même, que les précédentes, mais une cuvée qui nous réservait tout de même quelques moments de grâce nous rappelant que les courts métrages méritent leur festival et touchent un public de plus en plus avide et curieux de découvrir les voies qu’ils explorent.... >>
   
47e FESTIVAL DU NOUVEAU CINÉMA
Du 3 au 14 octobre à Montréal

[Extrait de la critique de Too Late to Die Young] Jamais je n’ai été aussi bouleversé par le visionnage d’un film, torturé même, obsédé, conquis, englouti par sa beauté mélancolique et par la perspicacité miraculeuse de ses tactiques représentationnelles. Lauréate du Léopard de la meilleure réalisation au festival de Locarno, Castillo réussit ici un véritable tour de force, soit celui de démontrer simultanément le sentiment d’aliénation de sa protagoniste, Sofia, et la quiétude de son environnement immédiat, usant pour ce faire d’un canevas narratif qui possède la propriété singulière d’être à la fois communautaire et individuel. En effet, c’est un mal-être radicalement adolescent qu’elle nous donne à voir ici, un mal-être provoqué non pas par les mécanismes sociorépressifs d’usage, mais par le simple fait, exemplifié avec une intelligence et une subtilité hors pair, de se peinturer dans le coin....  >>
 
LES 10e PERCÉIDES
Du 15 au 25 août 2018 à Percé

Pour le cinéphile montréalais habitué aux festivals, Percé n’évoque pas, quand il y débarque, le bord de la mer, mais le centre du désert. Devant l’imposant rocher – énorme bavette de calcaire qui ne le sustentera pourtant jamais –, il maugréera (sans grande originalité) : « Mais c’est un trou! » Ravivé par la brise marine, le regard aspiré par l’infini, les paroles de Lautréamont (plus fantasque) résonneront sans doute comme une tempête sous son crâne : « Toute l’eau de la mer ne suffirait pas à laver une tache de sang intellectuelle. » Or, face à l’absence de librairies, de salles de concerts, de théâtre ou de cinéma à des kilomètres à la ronde, il finira par se demander quelle tache pourrait bien être lavée par cette étendue d’eau. Aussi, pour tous les bédouins assoiffés de culture, ce Festival international de cinéma et d’art scintille-t-il comme un salutaire oasis....  >>
 
 

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