THE LAST STATION
SHUTTER ISLAND
UN AUTRE HOMME
FISH TANK
THE WOLFMAN
THE BLIND SIDE
DEAR JOHN
CAPTAIN KRONOS: VAMPIRE...
DRACULA A.D. 1972
THE WICKER MAN



Green Zone
Le Hérisson
Les Mots gelés
Our Family Wedding
Remember Me
She's Out of My League



L'Armée du crime
Boondock Saints II
Capitalism: A Love Story
Examined Life
Go Fast
Hachiko: A Dog's Story
Les Plages d'Agnès
Planet 51
PRECIOUS
Old Dogs
The Stoning of Soraya M.
UP IN THE AIR


 



03.12.2010
- Critique
À QUELLE HEURE LE TRAIN POUR NULLE PART de Robin Aubert (2009)
Par Laurence H. Collin

Il y a de ces réalisateurs qui créent mieux lorsque rigidement encadrés, et il y a ceux qui ne peuvent atteindre leur excellence qu’en délaissant les rails du cinéma grand public. Il y a de ces cinéastes dont le modus operandi est accoudé à un scénario solide et une pré-production mise à point, et il y a ceux qui carburent seulement sur cet élan, cette rage de mettre en images leurs plus marquantes réflexions avant qu’elles ne s'ankylosent. Oui, la caméra de Robin Aubert est encore jeune, mais une projection de À quelle heure le train pour nulle part pourrait déjà témoigner de la rare puissance d’évocation et même de la nécessité d’un tel regard au sein de notre catalogue cinématographique. Film de montage patiemment déconstruit, fresque hallucinée conduite par une intrigue on ne peut plus éthérée, sa seconde réalisation... >>

03.12.2010 - Critique
L'ENFER D'HENRI-GEORGES CLOUZOT de Serge Bromberg... (2009)
Par Sophie Pomella

En 2001, Keith Fulton et Louis Pepe réalisaient Lost in la Mancha, documentaire relatant le désastre que fut le tournage du Don Quichotte de Terry Gilliam - long-métrage maudit et à jamais inachevé. Au cimetière des films perdus, on trouve aussi L’enfer d'Henri-Georges Clouzot. De ce projet inabouti, il reste une quinzaine d’heures de rushes sans bandes sonores, que Serge Bromberg et Ruxandra Medrea ont retrouvée et restaurée pour en faire le matériel de base de leur effort. À travers cette reconstitution, ou recomposition, les réalisateurs ne nous offrent pas qu'un simple exercice de compilation, mais un objet filmique exigeant et précieux qui plonge le spectateur dans les affres de la création. En 1964, Henri-Georges Clouzot entame le tournage de L’enfer, un film sur le drame de la jalousie avec comme acteurs principaux... >>

03.12.2010 - Entrevue
ENTREVUE AVEC ROBIN AUBERT
Par Mathieu Li-Goyette

Panorama : Sans nécessairement parler d'une version « fictive » de la Course destination monde, à quel point avez-vous souhaité vous pencher sur l'aspect documentaire qui, par l'équipe réduite, les lieux de tournage et le budget, semble inévitable dans l'esthétique que vous mettez de l'avant? Robin Aubert : Je ne sais pas trop vraiment. C’est venu comme ça, je pense, sans trop y penser. Je voulais introduire une caméra dans le chaos. Je voulais que le jeu et les mouvements de caméra s’inspirent du territoire dans lequel nous étions. La part documentaire ne s’est jamais avérée une option pour moi, mais je savais qu’il y aurait inévitablement une part de vérité dans ce genre de tournages. Je reviens tout juste d’un voyage en Espagne où j’explore présentement la photographie pellicule avec du 400 et du 100 ASA noir et blanc. Ce que je... >>

03.06.2010 - Critique
COP OUT de Kevin Smith (2010)
Par Alexandre Fontaine Rousseau

Kevin Smith n'a pas réussi de film depuis 1999. Le constat mérite d'être fait, car malgré sa piètre moyenne au bâton, le cinéaste américain trouve coup sur coup le moyen d'éveiller la curiosité d'un public qu'il déçoit pourtant film après film. Tragique conséquence d'une simple nostalgie refusant de se dissiper? Étrange amnésie du cinéphile lésé? Chose certaine, depuis Dogma le réalisateur de Clerks ne nous a plus donné de « film » à proprement parler - que des répliques isolées et quelques scènes entrecoupées par le nombre incalculable de soupirs de désespoir poussés par son auditoire. Mais force est d'admettre que même ses pires ratages possédaient jusqu'ici une qualité rédemptrice en commun : tous étaient, à ne pas s'y méprendre, signés Kevin Smith de bout en bout. Leurs pires défauts étaient propres à leur auteur, et leurs... >>

03.06.2010 - Critique
LES SIGNES VITAUX de Sophie Deraspe (2009)
Par Alexandre Fontaine Rousseau

Il y a trois ans, Sophie Deraspe signait avec Rechercher Victor Pellerin un premier film prometteur et un brin narquois qui jouait avec une étincelle de malice sur l'illusion de vérité associée aux conventions documentaires. L'exercice avait toutes les caractéristiques d'un brillant canular auquel le spectateur acceptait de participer avec plaisir, à la fois complice et victime du coup monté. Réflexion sur le milieu artistique, Victor Pellerin effectuait un brouillage des frontières du cinéma; sa fiction cherchait à contaminer le réel, notamment par cet effort parfaitement assumé d'induire son public en erreur. Encore une fois, Deraspe travaille avec Les Signes vitaux sur le point de rencontre entre la fiction et le documentaire. Mais ce qui était précédemment un jeu a évolué pour embrasser des enjeux autrement plus sérieux, et ce second long-métrage... >>

03.06.2010 - Entrevue
ENTREVUE AVEC SOPHIE DERASPE
Par Alexandre Fontaine Rousseau et Mathieu Li-Goyette

Le second long-métrage de Sophie Deraspe, Les Signes vitaux, a plus que tout autre film québécois de 2009 fait l'unanimité au sein de l'équipe de rédaction de Panorama-cinéma. Oeuvre bouleversante et généreuse, cette réflexion sur la mort et le rapport à l'autre confirme l'émergence de l'une des voix les plus justes du cinéma québécois contemporain. À l'occasion de sa sortie en salles, nous vous présentons donc une retranscription d'un entretien s'étant tenu en octobre 2009, lors du Festival du Nouveau Cinéma où la cinéaste présentait pour la première fois son film. Nous avons profité de l'occasion pour parler avec la cinéaste du rapport entre le réel et le cinéma, du sous-texte religieux traversant le film de même que de son parcours personnel. Panorama : Quand on filme des sujets comme ceux-là, il arrive un moment où une... >>

03.03.2010 - Critique
THE GIRLFRIEND EXPERIENCE de Steven Soderbergh (2009)
Par Jean-François Vandeuren

Dans quelques-uns de ses premiers longs-métrages, Jean-Luc Godard abordait le sujet délicat, et assez peu reluisant, de la prostitution en France sous un angle qui aura contribué - à sa façon - à changer l’image préconçue que nous pouvions avoir de ces femmes pratiquant le plus vieux métier du monde. Le cinéaste franco-suisse nous introduisait ainsi à de jeunes femmes ordinaires et à des mères de famille sans histoire ayant opté pour cette pratique peu respectée dans le but de subvenir aux besoins du foyer (2 ou 3 choses que je sais d’elle), ou de simplement survivre à un quotidien dans lequel les rêves ne se seront jamais réalisés (Vivre sa vie). Le contexte de ce Girlfriend Experience du toujours très prolifique réalisateur Steven Soderbergh est évidemment bien différent, mais il fait néanmoins écho, dans une certaine mesure... >>

03.03.2010 - Critique
THE INFORMANT! de Steven Soderbergh (2009)
Par Alexandre Fontaine Rousseau

Cinéaste insaisissable, à cheval entre Hollywood et le circuit indépendant, Steven Soderbergh enchaîne à un rythme étourdissant les projets d'envergures diverses. Au fil des ans, on s'est ainsi habitué à ce que le même homme puisse réaliser Schizopolis puis Out of Sight, Bubble et Ocean's Thirteen ; et on ne s'étonne plus aujourd'hui qu'il nous livre le très classique The Informant! quelques mois seulement après un Girlfriend Experience autrement plus audacieux. À la fois thriller et comédie, ce long-métrage remarquablement ficelé joue en apparence toutes les cartes appropriées pour plaire au grand public. Mais derrière cette façade parfaitement ludique se cache une autre réflexion de Soderbergh sur le pouvoir de l'argent - qui régulait les relations humaines dans son film précédent. Il est cette fois question de... >>

02.26.2010 - Critique
L'AFFAIRE COCA-COLA de German Gutiérrez et Carmen Garcia (2009)
Par Alexandre Fontaine Rousseau

La nécessité du documentaire militant est fréquemment mise en doute. Ses détracteurs l'accusent de ne servir somme toute à rien, puisqu'il s'adresse à un public gagné d'avance à sa cause, ou pire encore de contribuer malgré les bonnes intentions qui l'animent à ce surplus d'informations congestionnant la conscience contemporaine. Mais, à sa défense, une bonne partie de l'appareil journalistique traditionnel semble avoir depuis belle lurette abandonné sa mission première d'informer le public; et l'information, par la diffusion ininterrompue qu'en orchestre la sphère médiatique, devient par sa présentation même un concept abrutissant qui « emporte » le spectateur dans son courant. Le cinéma se distingue de cette tendance ne serait-ce que par la présence d'un début et d'une fin, par le recul que permet le rythme même... >>

02.26.2010
- Critique
THE CRAZIES de Breck Eisner (2010)
Par Mathieu Li-Goyette

Un peu comme la mode, le cinéma d’horreur repique à son époque précédente de trente ans (ou deux générations) les meilleurs monstres. À l’instar de la Hammer et de ses monstres rétro que mon collègue Alexandre a si bien décortiqué récemment, Hollywood tente depuis le début des années 2000 de faire renaître les meilleurs moments du cinéma d’horreur des années 70. Le premier qui a été véritablement underground, mais surtout qui alliait l’effroi à une vivace critique sociale, politique lors de ses meilleurs moments. Ceci dit, il n’y a pas un remake de cette belle époque qui ait conservé, au passage des mains de multiples producteurs et de mauvais réalisateurs de publicités, la puissance de son discours originel. Et pourtant, dans les autres genres, les cas de la réactualisation des sujets croquants sont bien nombreux et... >>

02.26.2010
- Critique
THE CRAZIES de George A. Romero (1973)
Par Mathieu Li-Goyette

L’attrait qu’a George A. Romero pour les zombies et autres créatures sans cervelle (singes, humains contrôlés, vampires impulsifs) demeure l’une des plus joyeuses obsessions du cinéma d’horreur. Dénués de personnalités, les morts-vivants de Romero font état des masses uniformes de la société qu’il critique. Capables d’avancer sans rechigner devant les armes à feu à la recherche d’un petit bout de cervelle pour se faire la dent, ces monstres sortis de terre ont été utilisés à maintes reprises par le maître pour qu’il se fasse comprendre des injustices. Pendant que certains lui reprochent encore de pointer d’un énorme doigt ce qui est tout aussi flagrant, la prouesse de l'homme aux grandes lunettes est peut-être d'y parvenir à travers le créneau le plus politiquement opaque du cinéma. Jamais pris au sérieux pour... >>