
BEN X de Nic Balthazar (2007)
Nom de personnage: Ben X. Race: Humain autiste adolescent.
Classe: Gamer. Pouvoirs spéciaux: La mère et
le petit frère de Ben X vivent avec lui, mais ce dernier ne vit
pas avec eux. Ben X se nourrit par intraveineuse de fréquences
variables de câbles réseaux informatiques. C’est
un être apathique, capable de survivre uniquement en captivité.
Le manque d’isolement l’asphyxie. À l'extérieur,
sa bulle d’exploration prend la forme de deux petits écouteurs
blancs qui simulent son habitat naturel. Petit être en bas de
la chaîne alimentaire, il ne connaît que des prédateurs.
Ben X est capable, lui, de s’approprier des amis virtuels. À
la portée de la main, ces phantasmes sociaux agrémentent
son quotidien. Faute d’ailliés pour ses aventures matérielles,
Ben X est en voie d’extinction. Le premier long-métrage
du réalisateur belge... (05.05.2008)
Critique
de Mathieu Li-Goyette
DANS UNE GALAXIE PRÈS DE CHEZ VOUS
2 de Philippe Gagnon (2008)
Quand Michel Rivard et sa troupe ont reformé Beau Dommage le
temps de quelques concerts en 1994, ils ont pris bien soin de mettre
à l’avant-plan leurs succès souvenirs plutôt
que leurs nouvelles compositions. Pourquoi? Parce que le public qui
va voir Beau Dommage sur scène en 1994, ce sont des baby
boomers début quarantaine qui se contre-foutent éperdument
d’Échappé belle ou de Tout simplement
jaloux…, qui sont tout de même de bonnes chansons.
Le public en délire voulait des Le picbois, des Le
blues d’la métropole et des Ginette à
volonté, pendant 19 rappels. Les gens qui vont voir Dans
une galaxie près de chez vous 2, ce sont les vieux adolescents
de fin secondaire quatre jusqu’aux jeunes adultes du début
de la vingtaine, et ceux-ci veulent entendre des "Non Brad…"
et des proverbes manqués du Capitaine Patenaude... (05.05.2008)
Critique
de Nicolas Krief
PARANOID PARK de Gus Van Sant (2007)
Avec Elephant, Gus Van Sant proposait un portrait juste et
particulièrement troublant d'un groupe d'adolescents dont chaque
pas vers l’âge adulte semblait curieusement les en éloigner
davantage. À l’opposée d’un Larry Clark, dont
la démarche explicite ne semble parfois avoir pour objectif que
la simple provocation, le cinéaste américain parvint à
cerner l’essence du quotidien et de l’instabilité
émotionnelle aussi dévastatrice que fascinante d’une
jeunesse vivant encore trop souvent dans l’ombre de ses propres
stéréotypes grâce à une approche certes froide
et extrêmement directe, mais également empreinte de délicatesse.
Poursuivant sur sa lancée, le réalisateur nous introduit
cette fois-ci au cas d’Alex (Gabe Nevins), un adolescent de seize
ans tout ce qu’il y a de plus ordinaire qui commettra malgré
lui l’irréparable. En cherchant à faire... (05.05.2008)
Critique
de Jean-François Vandeuren
PEEPING TOM de Michael Powell (1960)
Les lumières s’éteignent, le projecteur roule et
la magie de l’inconnu s’empare de la foule dès les
premières images. Voilà le principe tout bête sur
lequel se fonde Peeping Tom, le dernier film britannique du
géant de la cinématographie anglaise, Michael Powell.
Cette étrange sensation d’assister à un spectacle
sans jamais y participer. Cette sensation qui nous fait penser que nous
sommes seuls dans cette grande salle obscure. Bref, le pendant au pur
voyeurisme qui nous permet, chers spectateurs que nous sommes, de nous
enfermer dans ces salles et d’y passer deux heures sans jamais
nous lever ou regarder le temps qui passe. Arrêtons de tourner
autour du pot, Peeping Tom est l'un de ces grands films inconnus
qui furent écartés du revers de la main à l’époque
par la critique et la censure mais qui, avec le temps et le recul nécessaire...
(05.05.2008)
Critique
de Mathieu Li-Goyette
SAMURAI REBELLION de Masaki Kobayashi (1967)
Déracinement politique. Aussi loin le lien peut-il se faire,
Samurai Rebellion de Masaki Kobayashi reste une des oeuvres
les plus accessibles de l’auteur par son sens des valeurs bien
défini et la légèreté de son discours (du
moins, c’est ce qu’il laisse paraître au premier venu).
Figure de proue de l’humanisme d’après-guerre japonais
avec Akira Kurosawa, Kobayashi prétendait rechercher un cinéma
en dehors de toute contrainte morale ou stylistique. De ce fait, les
studios eurent tôt fait de le marginaliser, ce qui mit un frein
très tôt à sa brillante carrière. Cinéaste
politique à sa façon, Kobayashi est peut-être le
premier à s’être réellement engagé
dans la relance du pays en y apportant, par ses films, un vent d’espoir
en réaction à l’ancien impérialisme et au
nouveau totalitarisme. Confiant que le « Nouveau » Japon
se devait de... (05.05.2008)
Critique
de Mathieu Li-Goyette
RUN FATBOY RUN de David Schwimmer (2007)
Le jour de son mariage, Dennis (Simon Pegg) quitta brusquement la cérémonie
pour ne pas avoir à faire face à ses nouvelles responsabilités,
laissant en plan sa fiancée Libby (Thandie Newton), alors enceinte
de leur premier enfant. Cinq ans plus tard, Dennis est toujours célibataire
et entretient comme il peut son petit traintrain quotidien à
titre de gardien de sécurité dans une boutique de lingerie
féminine. De son côté, Libby fréquente depuis
peu un homme d’affaire américain (Hank Azaria) qui semble
bien déterminé à faire sa place dans la vie de
la jeune mère et de son garçon. Le grand gaillard a évidemment
tout du parfait prétendant : gentil, attentionné, athlétique
et plein aux as. Apprenant que ce dernier prendra bientôt part
au marathon de Londres pour le bénéfice d’une oeuvre
caritative, Dennis décidera d’imiter... (04.15.2008)
Critique
de Jean-François Vandeuren
LA BRUNANTE de Fernand Dansereau (2007)
«Accepter de vivre» n’est pas le genre de dicton qui
se fraie souvent un chemin jusqu’à nos oreilles. Pourtant,
c’est d’accepter de tourner qu’aura poussé
le cinéaste Fernand Dansereau, quasiment absent de la mise en
scène de fiction depuis plus de 40 ans à concevoir la
suite de son court-métrage de 28 minutes réalisé
en 1968. Ça n’est pas le temps des romans présentait
la jeune Monique Mercure entichée de ses 5 enfants dans leur
maison de campagne à la suite de sa séparation avec son
mari et naquit d'une promesse faite par le réalisateur à
son actrice de boucler la boucle «un jour» de son «tier
de film». Dernier métrage en date du metteur en scène,
Dansereau passa les années suivantes à produire des films
pour l’ONF et à élaborer de multiples séries-télés.
Quant à Monique Mercure, ayant débuté sa carrière
dans le À tout prendre de Claude Jutra... (04.07.2008)
Critique
de Mathieu-Li Goyette
GOYA'S GHOSTS de Milos Forman (2006)
Scénario signé de la main de Jean-Claude Carrière
et mis en scène sous le regard cynique de Forman, Goya’s
Ghosts ne sera pas l’œuvre attendue par tous de la part
du réalisateur d’Amadeus. Disparu de la scène
cinématographique depuis près de 8 ans, nous laissant
présager que l’on assisterait au chant du cygne de sa filmographie,
on s’étonne de voir avec quelle vigueur et quelle rébellion
le réalisateur retourne derrière sa caméra. Si
l’on s’abstient de commenter certaines lacunes auprès
de la concision du récit et du choix de certaines scènes,
il en restera néanmoins que malgré son âge avancé
(75 ans), Forman ne montre aucun signe de ralentissement apparent et
signe, avec ses Fantômes de Goya, probablement son meilleur
film depuis plus de 20 ans. Débutant à la veille du retour
de l’Inquisition en Espagne, Goya’s Ghosts... (04.07.2008)
Critique
de Mathieu Li-Goyette
SICKO de Michael Moore (2007)
En 1989, Michael Moore avait provoqué tout un tollé avec
son premier film Roger & Me - un ludique « documentaire
» sur les aventures d'un jeune cinéaste cherchant à
rencontrer le président directeur général de General
Motors. Aujourd'hui, il est impossible de penser le complexe personnage
médiatique qu'est devenu Moore sans réfléchir aux
multiples controverses dont il fait l'objet. Mais, à l'époque
de sa sortie, Roger & Me fût un succès retentissant
pour des raisons claires et simples: très drôle, original
dans sa forme, ingénieusement monté, efficace, il proposait
une analyse cinglante et accessible de la nouvelle Amérique de
Ronald Reagan. C'est ainsi que Moore devint, dans les années
90, une figure de proue de la gauche aux États-Unis. Habile caricaturiste
et fin manipulateur, il sût s'imposer en tant qu'image atypique
de la dissidence politique... (04.07.2008)
Critique
d'Alexandre Fontaine Rousseau
THE BOURNE ULTIMATUM de Paul Greengrass
(2007)
Les deux premiers épisodes des aventures de Jason Bourne détonnaient
considérablement du paysage actuel du cinéma d’action
hollywoodien de par la façon particulièrement adroite
dont ils trafiquaient les bases d’une prémisse déjà
bien connue du grand public pour solliciter autant les adeptes des productions
les plus musclées que les spectateurs à la recherche d’un
thriller d’espionnage bien ficelé. La nouvelle franchise
se démarquait également de par l’attention soutenue
qu’elle portait au développement psychologique de son personnage
principal et à la nature de l’ennemi auquel ce dernier
était confronté. La vie du protagoniste était ainsi
menacée par les mêmes individus qui en avaient fait un
soi-disant héros national ; de simples hommes en veston cravate
se terrant discrètement dans les coulisses du pouvoir... (03.21.2008)
Critique
de Jean-François Vandeuren
